Achille Morin Lemoine

Café des Officiers

Paris VII, Île-de-France, France

Attablé au Café des Officiers, en face de l’École Militaire, je profite du soleil. Les nuages qui vont et viennent dictent l’exposition intermittente aux rayons sur mon visage.

De la terrasse, j’observe le ballet des touristes et des parisiens chics, que l’on distingue aisément par leur style et leur air plus ou moins pressé.

Deux mètres plus loin, sur les pavés, ce sont les trains, bus, et berlines qui font la course, dans un respect approximatif du code de la route.

À ma gauche, un groupe de jeunes étrangers visiblement en retour de soirée qui parlent trop fort ; à ma droite, un duo d’amies qui papotent de leur semaine, tout aussi bruyantes. Le tout forme une joyeuse cacophonie qui me dérangerait sans le jazz dans mes oreilles et la réduction de bruit de mes écouteurs.

Ce n’est pas que la lumière que les nuages distribuent, la chaleur aussi. J’alterne entre un léger frisson dans mon pull en laine et une envie presque irrépressible de l’ôter quand le ciel s’ouvre.

Tiens, ça se couvre.